LE PNLS-HV-IST prend désormais un nouveau cap : l’extension du dépistage de la syphilis et de l’hépatite B chez les femmes enceintes à l’échelle national

 

 

Depuis la mise en place du secrétariat permanent du conseil national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles (CNLS-IST) qui est l’organe national multisectoriel chargé de coordonner la riposte globale du VIH, le rôle du PNLS-IST, structure du ministère de la santé, est recentré sur les aspects médicaux de la riposte national au VIH.

Au regard des efforts colossaux concédés par le PNLS-IST, et vue les résultats satisfaisants obtenus dans le cadre cette riposte, le ministère de la santé a trouvé impérieux d’ajouter les thématiques hépatites virales à cette institution d’où la nouvelle dénomination PNLS-HV-IST.

Sur cette base, le programme s’occupe désormais non seulement du VIH et les IST mais aussi des hépatites virales. Cela se justifie amplement dans la mesure où la présence de l’hépatite B au sein de la population et surtout chez les femmes enceintes constitue un réel problème de santé publique. Les hépatites virales ont un impact véritablement négatif sur les grossesses et surtout lorsqu’elles sont associées à l’infection à VIH.

L’Afrique sub-saharienne constitue une des zones à haute endémicité (forte de la circulation de la maladie) allant en moyenne de 8% à 20 % de la population.

 

Au Togo, des études ont été initiées afin de suivre le profil épidémiologique de l’hépatite B. Toutes ces études ont révélé une séroprévalence estimée à 15% sur l’ensemble du territoire et à 35 % dans le Nord. Par ailleurs, une étude menée en 2021 par Sadio et al, a révélé que près d’un adolescent de la rue sur 10 au Togo présentait une infection par le VHB active. De même, une étude menée dans le district de Sotouboua chez les femmes ayant accouché entre Avril 2019 et Mars 2020 a ressorti une prévalence de 22,90 %.

 

Des dispositions ont été prises afin d’aboutir à l’élimination de la transmission mère-enfant en offrant le dépistage de l’hépatite B aux femmes enceintes lors de la CPN. Mais il ressort de nombreuses constatations sanitaires relevées récemment, que la prévalence en ce qui concerne la syphilis s’est accrue considérablement. La syphilis étant une IST et en tenant compte de sa prévalence sans cesse croissante, le PNLS-HV-IST a jugé logique de prendre une initiative salutaire qui est celle d’étendre le dépistage de la syphilis à l’hépatite B, surtout chez les femmes enceintes dans les régions centrales, Kara et Savanes.

 En d’autres termes, l’élaboration du dépistage de la syphilis donnera également lieu à celle de l’hépatite B et cela se fera désormais sur une plus grande échelle géographique.   

 

Pour ce faire, il est donc important de rendre tous les sites PTME fonctionnels au dépistage de 2 infections et surtout de former les prestataires pour ce dépistage.

 

L’accomplissement de cette fonction de dépistage, soit dans le cadre de renforcement de compétences, soit dans le cadre d’acquisition de nouvelles compétences, le personnel doit être formé à l’utilisation de ces tests et au prélèvement en vue d’un diagnostic adéquat non seulement de l’infection à VIH mais aussi de la syphilis et de l’hépatite B.

Dans le but de rendre ainsi accessible ce dépistage aux femmes enceintes et celles en âge de procréer au niveau des sites PTME, le PNLS-HV-IST se propose de former en 2 sessions un pool de 41 formateurs provenant de 3 régions sanitaires (Central, Kara et savanes).

Les participants à l’atelier ont eu droit à des travaux pratiques sur la base desquels, leurs compétences ont été renforcées.

 

Cette formation a permis de renforcer les compétences des prestataires en techniques de dépistage des tests rapides. Ce qui leur permettrait d’améliorer leurs prestations en matière de dépistage de la syphilis et de l’hépatite B sur le terrain.

 

Cette formation a été réalisée Sous le regard bienveillant de l’unité PTME et celle de LNR-VIH. Cette dernière qui est un département du PNLS-HV-IST, est un Laboratoire de référence au TOGO.

 

Assiéra AGAREM

 

Tous pour un TOGO sans VIH, sans syphilis et sans hépatite !