
Le Rapport
Introduction
Le PNLS-HV-IST a organisé un Atelier de dissémination des supports de communication et de suivi des activités de communication sur le VIH dans les 6 régions sanitaires du Togo. Elle s’est déroulée du 1er au 10 février 2023.
I- Les Objectifs de la mission
L’objectif général de la mission est de Redynamiser les activités de sensibilisations dans le domaine du VIH sur le plan national. En termes d’objectifs spécifiques, il s’est agi de : i) mettre à la disposition des acteurs les supports de communication pour la prévention et la prise en charge du VIH chez l’adolescent et le couple mère enfant ; ii) partager les nouvelles directives du dépistage et la communication pour un changement de comportement ; iii) réfléchir sur la relance des activités de communication sur le plan national.
II- Les activités
Les ateliers se sont déroulés dans les salles de réunion des directions régionales de la santé. Elles ont été présidées par les Directeurs Régionaux ou leurs représentants. On note quatre étapes principales : le cérémonial d’ouverture, les présentations sur les sujets de dissémination, les discussions sur la collaboration entre les services communication régionaux du Ministère en charge de la santé et les parties prenantes, le suivi des activités de communication et la distribution des supports.
2.1 Le cérémonial d’ouverture

C’est l’occasion de situer le contexte de l’organisation de l’atelier et de se fixer sur l’importance que les autorités sanitaires régionales accordent à l’aspect communication dans les interventions sur leur territoire. A l’instar de l’étape de Kara où le DR de la Kara, a apprécié la thématique de dissémination de supports et de suivi des activités de communication qui pour lui, « représentent une motivation des acteurs et un maintien permanent de leur conscience sur l’aspect transversal de la communication ». Le DR de la Région Centrale, , a, de son côté ouvert son intervention par une sonnette d’alarme en ces termes ; « La Communication est la clé de succès de tout projet. Puisque nous le savons et puisque nous le disons chaque fois, mettons ça en œuvre maintenant, mais de la meilleure manière ».
2.2 Les Présentations
Les présentations ont été faites par les trois membres de l’équipe de la mission : i) des objectifs et de l’agenda de l’atelier ; sur les nouvelles stratégies de dépistage et la Communication pour le développement (C4D).
Ces présentations ont permis d’amener les participants à se familiariser avec le programme de lutte contre le VIH/Sida. Le contexte épidémiologique associé au recul des connaissances et attitudes face au VIH des cibles, que sont surtout les jeunes et les femmes, interpelle la communication. Le point sur les nouvelles stratégies de dépistage et leur valeur ajoutée a permis d’en rajouter à la prise de conscience sur l’effort continu que doivent être les activités de communication. Communication pour inciter au dépistage qui est le point de départ des trois 95 lancés en 2014 pour mettre fin à l'épidémie de sida d'ici 2030. Et c’est en cela que la Communication a été présentée, notamment la Communication pour le développement (C4D). Car « la communication pour le développement a des incidences sur le développement humain » écrit Elizabeth McCall.
2.3 Discussions sur la collaboration entre les acteurs
Les moments d’échanges sur cet aspect ont permis aux participants d’être informés sur l’existence d’un dispositif officiel qui fixe le cadre de la collaboration. Il s’agit de l’Arrêté N°021 du 27 Février 2013 qui a défini l’organisation administrative du ministère de la santé, de l’hygiène publique et de l’accès universel aux soins et l’ arrêté n° 265/2022/MSHPAUS/CAB/SG du 16 août 2022 portant organisation des services extérieurs du Ministère de la Santé.
Dans ces documents administratifs ont défini les missions de la division promotion de la santé. On peut noter entre autres :
1- assurer le suivi de la mise en œuvre de la politique nationale en matière de communication pour la promotion de la santé
2- développer un partenariat social avec les parties prenantes de la région pour la promotion de la santé
3- veiller à la mise en œuvre des activités de communication pour le développement de la santé.
4- veiller à la diffusion des supports de communication en matière de promotion de la santé.
2.4 Echanges d’expériences et suggestions
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N° |
Déclarations |
Suggestions et commentaires |
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1 |
Les OSC n’ont généralement pas de moyens de recruter un communicateur. Souvent ce rôle est joué par le/la Président(e) ou par un autre collaborateur, parfois, à défaut par le/la Secrétaire |
Toutes les interventions des OSC sur le terrain doivent être cordonné par le chef section promotion de la santé de la région/district |
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2 |
Des communicateurs recrutés spécialement sur des projets avec réalisation des objectifs communicationnels desdits projets |
les rapports d’activités des OSC doivent impérativement être validé par le chef section promotion de la santé avant d’être soumis à la signature du DPS et transmis à la hiérarchie |
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3 |
Les OSC n’ont pas de contacts avec les chefs sections promotion de la santé des régions et districts |
Toutes les OSC doivent être enregistré au niveau de la DPS puis de la région et transmis à la DivPS |
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4 |
Les OSC doivent être impérativement associé lors des revues régionales |
Une enregistré au niveau de la DPS, les OSC doivent travailler en collaboration avec les chefs sections promotion de la santé, ainsi ils pourront être associé au monitorage du district |
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5 |
Les ONG ne sont presque pas disponibles pour répondre aux invitations des médias pour des émissions |
Ø Par rapport aux nouvelles dispositions, les médias doivent élaborer le plan médias avec les autorités sanitaires locales. Le chef section promotion de la santé et les média définissent ensemble les thèmes et les acteurs qui doivent animer les émissions. Ø A chaque émission il faut un technicien, une personne ressource venant de la communauté ((chef village, enseignent, pasteur, etc.) et une personne ressource venant des OSC si possible Ø La collaboration est avantageuse à tous : aux ONG pour diffuser leurs messages ; aux médias pour ne pas souffrir de personnes ressources pour les émissions ; à la DivPro pour maximiser les objectifs de ses missions et contribuer à améliorer la com sur le terrain |
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6 |
Les ONG n’ont pas les moyens de payer les émissions |
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7 |
Certains responsables de coordination régionale des OSC et des responsables des structures sanitaires sont compréhensifs et soutiennent la collaboration |
Conclusion
- L’information à elle seule ne suffit pas à induire le changement de comportement, de nombreux facteurs doivent être considérés
- Toute action de communication doit être en relation avec des faits, des analyses et des données issues du terrain, et doit faire l’objet d’un suivi au regard d’indicateurs SMART
- La communication est un mélange d’approches complémentaires, mais dans lequel les aspects interpersonnels et l’écoute active doivent être soignés


